Pourquoi n’agissons-nous pas face au changement climatique ?

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Selon les scientifiques, d’ici la fin du siècle, la moitié de l’humanité pourrait disparaître. 3,5 milliards de personnes…

Il y a quand même de quoi s’alarmer !

Nous savons que notre manière de vivre en est la cause et nous connaissons les solutions face à ce problème urgent.

Alors pourquoi nous ne changeons rien ?

« En 2078, je célébrerai mon 75e anniversaire, et si j’ai des enfants, ils fêteront peut-être ce jour avec moi. Peut-être qu’ils me parleront de vous, qu’ils me demanderont pourquoi vous n’avez rien fait quand il était encore possible d’agir  » Greta Thunberg

L’explication se trouve peut être dans le fonctionnement de notre cerveau…

Greta Thunberg, 16 ans, militante et bien plus lucide que le reste du monde

Greta Thunberg, 16 ans, est une militante suédoise pour le climat qui inspire la jeunesse du monde entier.

Elle est atteinte du syndrome d’Asperger (forme d’autisme sans déficience intellectuelle ni retard de langage) et elle appelle à une grève mondiale pour le climat.

« Pour les aspergers, tout est blanc ou noir. Nous ne sommes pas très doués pour mentir et généralement nous n’aimons pas prendre part au jeu social que vous autres avez l’air de tant apprécier.

Je pense qu’à bien des égards, nous autistes, sommes normaux et vous, le reste des gens, vous êtes franchement étranges, surtout quand-il s’agit de la crise du développement durable. Tout le monde répète que le changement climatique est une menace pour notre existence, il est le problème le plus important de tout et pourtant vous continuez comme si de rien n’était. »

Alors pourquoi, nous, reste du monde, nous ne faisons rien ?

Une explication psychologique ?

« De nos jours, c’est à l’extérieur que nous recherchons les causes et les solutions de tous les problèmes du monde. Dans notre précipitation, nous oublions la plus grande des vérités : la cause de tous les problèmes se trouve dans le mental humain. nous oublions que le monde ne peut devenir bon que si le mental individuel devient bon. Par conséquent, parallèlement à la compréhension du monde extérieur, il est essentiel d’aller à la découverte du monde intérieur » Amma

Le déni de réalité ou le syndrome de l’autruche

La réponse du cerveau face à un danger qui pourrait nous arriver d’ici 20 ou 30 ans est très souvent celle de s’enfuir et de ne pas se confronter à ce danger pour lequel on n’a pas de réponse immédiate.

Notre cerveau préfère les bénéfices certains au moment présent plutôt que les bénéfices incertains dans le futur.

Notre cerveau nous envoie de la dopamine pour l’accomplissement de nos besoins présents : manger, se reproduire, s’élever socialement, ect.
Nous sommes donc naturellement et physiquement orientés à satisfaire ses besoins primaires.
Pour résumer, sauver la planète de l’apocalypse, ce n’est pas dans nos gènes…

La lassitude de l’apocalypse

« A force de voir des catastrophes, notre esprit s’habitue, la peur et la culpabilité diminuent et à la fin vous ne prêtez même plus attention lorsqu’on vous parle de la fin du monde. Vous entrez alors dans une logique d’évitement » Espen Stoknes

apocalypse

Enfin ça, ça fait quand même vachement flipper……

Pour enfin changer nos actes, faut il changer de discours ?

Au lieu d’alarmer les gens et donc d’effrayer leur inconscient, il serait peut-être préférable de « raconter des histoires ».
« Il faut remplacer le récit dominant actuel. Mobiliser les gens autours d’histoires qui font rêver, proposer une vision du futur qui nous embarque. Susciter de la créativité, de l’enthousiasme, une envie d’agir… plutôt que du déni. On a besoin de remporter une bataille culturelle d’abord. » Cyril Dion
Ce serait peut-être un manière de communiquer plus pertinente pour obtenir des actions climatiques.

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